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Sans parler du chien

Connie Wills

Editions J'ai lu

574 pages

 

9782290324912

 

"Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d'historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour aller assister aux événements qui ont modifié l'avenir de l'humanité. Ned Henry est l'un d'eux. Dans le cadre d'un projet de reconstruction de la cathédrale de Coventry, il doit effectuer d'incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d'informations sur cet édifice détruit par un raid aérien nazi en 1940. Toutefois, quand Dunworthy lui propose d'aller se reposer dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, ce havre de tranquillité où rien n'est plus épuisant que de canoter sur la Tamise et de jouer au croquet, c'est avec empressement qu'il accepte. Mais Henry n'a pas entendu le professeur préciser qu'il devra en profiter pour corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues qui a sauvé un chat de la noyade en 1888... et l'a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Et quand ce matou voyageur rencontre un chien victorien, cette incongruité spatio-temporelle pourrait bien remettre en cause... la survie de l'humanité !"

 

Mon avis :  Je n'avais jamais essayé ce genre de livre de science fiction qui parlait de voyages spatiaux temporels mais ayant lu que l'histoire se passait en grande partie à l'époque victorienne (et non constitué de batailles dans l'espace), j'ai tout de suite était attirée. C'est aussi à la suite de l'avis dithyrambique de Frankie que j'ai acheté ce livre. 

 

On est en 2058 et les voyages temporels ont cessé d'interesser les financiers. On s'est vite rendu compte qu'il était impossible de ramener quelque chose du passé donc les financements ont cessé, jusqu'à l'arrivée de Lady Shrapnell. Elle octroie des crédits pour faire progresser leur recherche mais en retour ils devront lui donner des informations pour qu'elle puisse faire reconstruire à l'identique la cathédrale de Coventry détruite pendant la guerre de 40.

 

Après plusieurs sauts dans le passé en 1940 à la recherche de la potiche de l'évéque, Ned Henry revient mais avec une crise aigüe de déphasage temporel, le professeur Dunworthy lui prescrit un repos immédiat mais harcelé par Lady Schrapnell, il décide de l'envoyer en 1888 pour un repos total.

 

En plein déphasage, il part sans comprendre qu'il aura une mission sur place : ramener  "Princesse Arjumand" que sa collègue a ramené par inadvertance dans le futur. Un mission importante car cette chatte pourrait bien changer le court de l'histoire même jusqu'à faire gagner la guerre à Hitler.

 

Je dois dire que les premiers chapitres m'ont complétement prise au dépourvu, je ne comprenais pas grand chose du vocabulaire : continuum, incongruité ... suite à son déphasage, Ned comprend tous les mots à l'envers et pour suivre la conversation il faut s'armer de courage et s'accrocher à cette partie.  

 

Mais l'époque victorienne m'a fait oublié les débuts un peu chaoteux, car les personnages sont vraiment inoubliables et burlesques. Il est indispensable de faire la connaissance de Tossie qui "criole", de sa mère qui se pame constamment, de son père éléveur de poisson exotique et du chien Cyril ....

 

J'ai vraiment apprécié le décalage entre nos deux époques, après le côté enquête policière passe plutôt en second plan mais franchement ce livre est à lire rien que pour l'absurdité de certaines scénes. 

Un livre qui peut paraître un peu long car les détails foisonnent, les références victoriennes sont parfois un peu lourdes surtout si on ne connait pas cette époque.

Tag(s) : #Mes lectures 2012, #Science-fiction, #Connie Willis