Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marina

Carlos Ruiz Zafon

Editions Robert Laffont

302 pages

 

9782221116524.gif

 

Oscar Drai, quinze ans, a disparu pendant une semaine du pensionnat où il est interne. Où est-il allé et que lui est-il arrivé ? Quand l’histoire commence, Oscar vagabonde à travers Barcelone. Attiré par une mystérieuse maison apparemment abandonnée, il pénètre à l’intérieur. Se croyant seul, il commence ses investigations. Alors qu’il est en train d’examiner une curieuse montre à gousset laissée sur une table, il se rend compte que quelqu’un l’observe. Terrorisé, il s'enfuit. En rentrant au pensionnat, il s’aperçoit qu’il a gardé la montre. Tenaillé par les remords, il retourne quelques jours plus tard dans la grande maison. Il y fait alors la connaissance de Marina, fille du propriétaire. Elle a son âge, de l’audace et une intelligence très vive. Elle entraîne son nouveau compagnon dans l’élucidation d’un mystère qui la tourmente : au cœur du plus vieux cimetière de Barcelone, une vieille femme voilée visite une tombe anonyme sur laquelle figure le dessin d’un papillon noir. Qui est-elle, et qui dort sous la pierre tombale ? En menant leur enquête, les deux adolescents franchissent les limites d’une propriété privée délaissée. Dans la serre qui la jouxte, des pantins en partie amputés de leurs membres pendent dans les airs. Soudain, ils descendent lentement et semblent s’animer. Une odeur pestilentielle envahit la serre… Sur le fronton, un papillon noir identique à celui de la tombe paraît contempler l’épouvantable scène.

Parcourant les plus effrayants endroits de Barcelone, s’égarant dans les entrailles de souterrains où vivent des créatures de cauchemar, s’enfonçant dans les coulisses d’un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d’une tragédie vieille de plusieurs décennies. La vengeance est en route, mue par une armée de fantômes, guidée par un savant de génie et une amoureuse désespérée. Entraînés dans la folie homicide de ces ombres tout droit sorties du passé, Oscar et Marina frôlent la mort. Pourtant, celle-ci les attaquera là où ils ne l’attendaient pas...

 

Dans un premier temps je tiens à remercier Livraddict et les Editions Robert Laffont pour ce partenariat.

 

Mon avis : Comme le laisse entendre la quatrième de couverture, Marina a été publié il y a une dizaine d'année en Espagne bien avant L'ombre du vent qui a connu un franc succès en France. On y retrouve tous les ingrédients fétiches de cet auteur : Un Barcelone sombre et envoutant, des ruelles étroites et inquiétantes, des manoirs étranges envahis de hautes herbes et de statues d'anges, une jeune fille ... de la musique et aussi une bonne note de fantastique. 

 

C'est sans aucun doute du Zafon pure et dur, nous retrouvons son style très noir, je pense avoir vu une fois le soleil dans le livre, c'est toujours pluvieux et nuageux comme son écriture. C'est hostile, plombant. Tout cela pour dire que les livres de cet auteur sont très rarement  joie et bonne humeur, on en ressort souvent épuisé par cette noirceur.

 

Une histoire entre deux personnages assez terre à terre mais qui fait la part belle au fantastique. Les personnages sont un peu comme le roman mystérieux. La relation entre Oscar et Marina est très étrange, on est entre amour et camaraderie. Une histoire fait de secret et de non-dits. J'ai trouvé que seul German venait un peu éclairer ce livre.

   

En conclusion, je ne m'attendais pas du tout à cette fin , j'étais sure que Zafon allait nous sortir une idée magique et inattendue. Je me suis trompée sur toute la ligne. J'aurais aimé autre chose, quelque chose de mystérieux. Je pensais qu'Oscar avait rêvé et qu'il errait perdu dans la gare, j'ai eu du mal à faire la différence entre rêve et réalité.

 

A la fin du livre nous avons une note de l'auteur, nous disant que ce livre est présenté comme étant "pour la jeunesse". Personnellement je ne trouve pas, c'est un roman glauque, très triste et qui se termine par une bonne dose de réalité  : " le territoire des êtres humains est la vie. La mort de nous appartient pas."

 

Tag(s) : #Mes lectures 2011, #Contemporain, #Carlos Ruiz Zafon