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Le jeu de l'ange
Carlos Ruiz Zafon
Robert Lafond - 537 pages



Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de la Industria. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire.
En plein succès, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours - et à laquelle le livre est secrètement dédié - va épouser Pedro Vidal.
Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer une texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme ».
Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d’écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l’espace.

Mon avis : David, petit employé dans un journal à petit tirage, voit sa vie changer le jour ou son patron lui demande d'écrire pour la derniére page du journal, sans le savoir il vient de recevoir un joli coup de pouce de son ami Vidal. David devenu écrivain ne cessera de faire de mauvaises alliances comme si le sort s'acharné sur lui. Délaissé par Cristina qui lui prefera Vidal, il ne devra son salut qu'a la proposition que lui fera " le patron" mais ne fait-t-il pas un pacte avec le diable. Il ne fait pas bon cotoyer ou être ami avec David Martin.

J'ai bien aimé et passé un bon moment de lecture. J'ai retourvé l'écriture de Zafon qui est quand même un bon écrivain. Je n'ai pas vraiment trouvé de ressemblance avec L'Ombre du vent si ce n'est les références à la librairie Sempré et Fils et au cimetiére des livres oubliés. Je pouvais a nouveau sentir l'odeur des vieux livres et la poussiére qui s'y dépose.
On se balade dans un Barcelone trés inquiétant , les demeures et les rues sont sinistres et lugubres comme des maisons fantomes.
C'est un livre trés noir et je le comparerai au dernier livre de Laurent Gaudé "La porte des enfers" on y cotoie la mort et en lisant on éprouve un certain malaise.
Ce livre est un savant mélange de surnaturel de réel et d'irréel et quelque fois on perd pied.

8/10



Tag(s) : #Mes lectures 2009, #Contemporain, #Carlos Ruiz Zafon