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Kornwolf

Tristan Egolf

Editions Folio

488 pages

 

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Owen Brynmor ne comptait plus retourner dans la Pennsylvanie profonde de son enfance, pays provincial et rétrograde partagé entre «Habits rouges» et «Bataves», autrement dit entre beaufs américains et Amish rigoristes. Mais à peine engagé comme reporter au journal local, il décroche un scoop : le retour du Démon de Blue Ball, cette bête mystérieuse qui jadis ravagea la région. À moins qu'il ne s'agisse d'un canular… Or, si son enquête l'amène à exhumer la légende du Kornwolf, ce loup-garou qui hanta l'Europe du dix-septième siècle, elle croise aussi, à chaque pas, la trajectoire d'Ephraim Bontrager, un orphelin muet qui vit en marge de sa communauté religieuse. Mais où s'incarne vraiment le Mal? Dans un monstre quelconque, ou parmi les humains qui le pourchassent?
Dans son dernier roman achevé, Tristan Egolf renoue avec la veine truculente et enragée du Seigneur des porcheries. Tout en pastichant la littérature fantastique, il manifeste une verve gourmande et une énergie langagières de tous les instants pour offrir une peinture vengeresse d'une Amérique dégénérée, dont seuls les parias méritent d'être sauvés. On n'est pas près d'oublier la puissance visionnaire de cette écriture torrentielle.

 

Dans un premier temps, je tiens à remercier les éditions Les Editions Folio et Livraddict pour ce partenariat et leur confiance.

 

Mon avis : Je n'ai pas du tout accroché à ce livre que j'ai trouvé sans queue ni tête, c'est brouillon, confus voir quelque fois à la limite du compréhensible. On croise tout le long de notre lecture une multitude de personnages et finalement on ne sait plus qui est qui. J'ai bien eu du mal à situer chaque personnage dans leur contexte. Une histoire tiré par les cheveux.

Pas besoin de continuer plus loin pour vous dire que je n'ai pas du tout aimé. Beaucoup de longueurs, que dis-je énormement de longueurs et de passages inutiles. Un livre assommant.

Je me dois quand même de le justifier : un exemple.
A la page 341 exactement le journaliste Owen entre dans la maison du patrimoine pour vérifier des informations sur la personne qu'il soupçonne et tombe sur son arbre généalogique. L'auteur nous détaille l'arbre en long en large et en travers. Je n'ai pas compté mais je pense que sur 3 pages il nous cite au moins trente noms en passant par leur naissance et par leur mort. Alors là j'ai pensé que j'avais touché le summum de l'ennui.

 

Pourtant au niveau des personnages, nous avons une belle brochette de dingues et de barjots. La communauté puritaine des Amish en prend un sacré coup par les dents et nous montre que sous leur dehors rigoriste, leur société a bien des travers, des défauts et des membres réfractaires. Chaque personnage est égratigné et même ceux qui semblent dignes de confiance nous laissent pantois.

 

En ce qui concerne le style d'écriture, je n'ai pas du tout aimé, l'histoire n'est pas romancée ou mal, c'est haché, saccadé et je pense que c'est pour ça que l'on a du mal à suivre une intrigue aussi confuse.

La part de fantastique reste aléatoire et bien peu présente.

 

Concluons sur une note positive : les dernières pages sont quand même les meilleures, j'ai enfin trouvé un peu d'action. Je ne pense pas garder un souvenir impérissable de cette lecture. 

 

 

Tag(s) : #Mes lectures 2010, #Science-fiction, #Tristan Egolf