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Accabadora

Michela Murgia

Editions Points

182 pages

 

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Dans un petit village sarde, la vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle Maria, « cédée » bien volontiers par une veuve d’humbles origines. Elle offrira à sa « fille d’âme » son métier et des études, choix audacieux pour une femme dans cette Sardaigne des années cinquante.

Maria grandit entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. Elle ignore en effet que la vieille couturière est, pour tous ses concitoyens, l’ accabadora, la « dernière mère ». Le jour où ce secret lui sera dévoilé, sa vie sera définitivement bouleversée et il faudra bien des années pour que la « fille d'âme » arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.

Dans une langue poétique et essentielle, Michela Murgia décrit les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier unissant la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne atemporelle, aux us et coutumes fascinants.

 

Merci aux Editions Points ainsi que Livraddict  pour ce partenariat et leur confiance.

 

Mon avis : Il a des livres qui vous sautent au yeux, des thémes, des lieux qui vous interpellent, des couvertures qui vous attirent, des titres mystérieux ..... voilà tout ce qui m'a captivée dans ce livre ; un endroit magique : La Sardaigne secréte et  inexplicable avec toutes ses coutumes, une île fascinante au pied de l'Italie et un titre : L'accabadora. Je n'ai même pas chercher à savoir ce que cela pouvait signifier ce mot, ayant juste hâte de le découvrir durant ma lecture.

 

Tzia Bonaria Urrai est "veuve" de guerre et sans enfant, son futur mari n'est jamais revenu des tranchées, c'est pour ça qu'elle demande Maria à sa mère celle ci étant la quatrième fille d'Anna Tersa Listru.  Ne pouvant la nourrir, elle donne sa fille sans état d'âme. Elle sera donc "fill'e anima", sa fille d'âme. C'est bien des années plus tard que la jeune fille comprendra qu'elle a été adoptée par l'Accabadora du village de Soreni.

 

Une lecture assez agréable pourtant j'ai trouvé que le sujet était un peu survolé, j'aurais voulu plus de mystére, plus de légende autour de Tzia. Finalement, on suit plus la vie de Maria et on se rend compte au fil du temps que sa mère adoptive n'est pas que couturière mais qu'elle cache un secret car certaines nuits elle sort pour accomplir le destin.

Puis vient le temps des explications, du rejet mais on ne fuit pas sa destinée.

 

Une écriture agréable où l'auteur a su faire ressortir la chaleur de son pays, l'aridité, la rusticité des personnages de la campagne attachés à leur terre. Par contre le côté us et coutume n'est pas assez présent pour moi. Une lecture sympathique mais dommage, il m'a manqué quelque chose. Un livre qui soulève un grand débat de société.

 

 

Tag(s) : #Mes lectures 2012, #Contemporain, #Michelia Murgia